Plus chiant tu meurs


Il y a plus chiant que d’écrire un livre sur le clavier d’un BlackBerry. Il y a plus barbant que d’entendre Bernadette Chirac donner ses consignes de vote. Il y a même quelque chose de plus relou que d’enlever à la chaîne le cellophane de CDs neufs, les jambes embourbées dans des sables mouvants humides et froids tout en écoutant les conseils d’éducation criés dans une oreille par sa belle mère sur fond de Lana del Rey chanté par une chorale d’enfants corses.  Il y a reprendre la course. Quand tu as déjà bouclé 42 km, en chier comme un martyre pour en finir avec un 4k a quelque chose de dépressif. La course ne ment jamais. Mais voilà, après avoir provoqué un quintuplement des profits déjà TOTALesques de tout ce que Washington compte de kiné, médecins du sport et podologues, et donc naturellement des concessionnaires Mercedes et Cadillac de la région, je crois que je me suis débarrassé de cette coquine d’infection à cette salope de bandelette ilio-tibiale (si un éditeur est preneur d’un livre en trois volumes sur la question, je suis chaud comme la braise) et du coup, je me dis qu’il y a moyen de faire n’importe quoi: en clair le marathon de Paris alors qu’il n’y a plus que 25 jours pour se préparer. Finalement: il y a plus con. Un marathonien, l’Américain Meb Keflezighi, s’est blessé au pied pendant le dernier 42k de New York. Comment ? Le Yankee avait oublié une bandelette nasale dans sa chaussure. Heureusement qu’il n’avait pas oublié son iPod. Ou son casque de moto… Ou sa moto. Vive l’Amérique. Cheers et see ya.

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